Les libéraux promettent des milliards de dollars et le contrôle de l’éducation des Premières Nations

Nouvelles nationales de l’APTN
SASKATOON – Le chef du Parti libéral Justin Trudeau promet d’accorder 2,6 milliards de dollars en financement de base pour l’éducation des Premières Nations au cours des quatre prochaines années.

Lors d’une annonce faite jeudi à Saskatoon, M. Trudeau a déclaré que l’argent serait principalement destiné à « combler le fossé » des dépenses en éducation entre les Canadiens et les Autochtones.

D’après les chiffres fournis par l’Assemblée des Premières Nations (APN), les élèves qui vivent dans des réserves reçoivent en moyenne environ 3 000 $ de moins que les enfants inscrits dans le système provincial.

Les libéraux proposent un plan similaire à celui que le gouvernement Harper a présenté en 2014, mais qui a été rejeté par l’APN.

  1. Harper a offert 1,9 milliard de dollars en dépenses sur sept ans et éliminerait également le plafonnement à 2 % pour le remplacer par un plafonnement à 4,5 %.

Voici ce que propose le plan libéral :

  • Investissement initial de 515 millions de dollars par année en financement de base de la maternelle à la 12eannée
    • Ce montant passera à 750 millions de dollars par année d’ici la fin du premier mandat
    • Nouvel investissement total de 2,6 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années
    • Investissement de 500 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour développer immédiatement les infrastructures scolaires des Premières Nations

Le plan prévoit également de l’argent destiné aux étudiants de niveau postsecondaire. Quelque 50 millions de dollars en soutien annuel additionnel au programme qui appuie les étudiants de niveau postsecondaire, ainsi qu’un plan visant à obtenir de l’information sur le programme destiné aux étudiants dans les réserves.

Le plan libéral promet également de collaborer avec les survivants des pensionnats indiens, les Premières Nations, la nation métisse, les collectivités inuites, les provinces, les territoires et les éducateurs afin de trouver des moyens d’intégrer aux programmes d’enseignement du pays les droits autochtones et issus des traités, l’histoire des pensionnats indiens ainsi que les contributions des peuples autochtones à la société canadienne.

Les Chefs ont rejeté le projet de loi C-33 du gouvernement Harper, parce qu’ils pensaient qu’il octroyait au Canada un trop grand contrôle sur leur éducation.

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